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♥♥ 10 ans ♥♥

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Samedi 22 mars 2008. Je n’ai pas beaucoup dormi, j’ai discuté une bonne partie de la nuit avec ma témoin de mariage. Je me suis levée tôt pour me débarrasser de ces bigoudis qui me grattent et me faire faire une belle coiffure. Je suis à l’hôtel de ville avec mon papa, un de mes frères et ma témoin. Yann descend les escaliers avec deux amis qui viennent d’arriver en train. Je suis contente de le voir (et je m’en fiche un peu qu’il voie déjà ma robe). Pour une fois, ce sont les futurs mariés qui attendent leurs invités. Le mariage, quelques photos devant l’hôtel de ville et la petite église catholique de l’autre côté de la place. En Belgique, le « mariage à l’église » n’est que symbolique, le prêtre/pasteur n’a aucun pouvoir légal (comme c’est par contre le cas au Canada ou aux Etats-Unis). Pourtant, nombreux sont ceux qui associent la cérémonie religieuse au mariage. Qu’importe, on voulait que nos amis soient témoins de notre mariage, alors on les a invités à l’hôtel de ville. Puis, nous sommes partis pour la petite église protestante qui deviendrait notre église locale pour les trois années à venir. Pendant que tout le monde s’installe, nous demandons à nos papas de prendre quelques jolies photos dans le parc d’à côté (et non, pas de photographe officiel non plus). Il fait caillant, mais ensoleillé. Le culte est chouette (on a eu notre mot à dire) et le verset du jour est tiré du Psaume 127. Un vin d’honneur est offert à tous pendant qu’une équipe s’applique à bouger les bancs en chêne ultra lourds de la salle principale pour placer les tables pour le repas. C’est un buffet. Ma témoin et moi avons passé plusieurs heures en cuisine la veille (interdisant l’accès à ma pauvre grand-mère), des membres de l’église ont également participé. Ce n’est pas le Ritz, mais à 22 et 24 ans, on veut de l’authenticité. C’était nous à l’époque : jeunes et avec pour unique envie de partager notre joie avec nos amis. On a commandé une pièce montée et des gâteaux à la pâtisserie du village, ils sont délicieux. Le soir, on dance sur des tubes bien connus (diffusés depuis mon ordinateur portable) dans la salle de culte, après avoir bougé quelques-uns de ces énormes bancs. On quitte les lieux à 9 heures, tandis que tout le monde donne un coup de main pour ranger en vue du culte de Pâques du lendemain.

Un détail amusant est que quelques membres de la famille de Yann se sont (vraiment beaucoup) perdus sur le chemin de retour vers le gîte et Yann était, à ce moment-là, la seule personne capable de les aiguiller. Alors il est parti avec son père et je me suis retrouvée sans mari pour la soirée dansante après l’ouverture du bal (on a quand même dansé une fois ensemble). C’est un souvenir qu’on apprécie particulièrement.

Jeudi 22 mars 2018. Je n’ai pas beaucoup dormi, en partie parce que Logan a eu un sommeil agité. Je prépare les boites à tartines des grands et Yann, qui a pris congé, les accompagne à l’école. On prend une tasse de café avec une voisine et Logan va faire la sieste. On a décidé de passé la journée ensemble, rien de spécial n’est prévu, sauf une soirée en amoureux au restaurant. On s’échange des cadeaux (en étain) et on ne s’est pas trompé dans nos choix. Et voilà, 10 ans… et ce n’est pas fini !